Myanmar-Birmanie Escapade à Mogok …la ville interdite !

Amoureux de la Birmanie et amateurs de pierres, nous avons toujours espéré pouvoir découvrir la cité de Mogok, ville interdite aux étrangers. Ce lieu magique si bien décrit par Joseph Kessel dans  » la vallée des Rubis », lieu mythique d’où provient le fameux Rubis Sang de Pigeon, unique au monde.

Voyages-Receptifs_Actualites-birmanieNous avons pu accéder à ce rêve, malgré les difficultés tant administratives (les autorisations sont rarement données) que d’accès.
Non seulement ils ont pu obtenir les autorisations nécessaires mais Thuzar  et Kosomo, guide habilité de Gulliver Travels and Tours, nous ont accompagnés dans notre périple et ont ouvert bien des portes nous permettant de profiter au mieux de cette extraordinaire découverte de la vallée de Mogok.

Herve , lui devait tenir le bureau pendant ce périple mais connaissant la région depuis des années était heureux de voir ses amis y voyager après cette longue fermeture.
Après 7 heures de route depuis Mandalay, dans un paysage de montagnes couvertes de végétation luxuriante ,sur une route escarpée en cours de réfection et sous des trombes d’eau, nous entrons enfin dans la région de Mogok, Ruby Land.

La route continue dans une première agglomération oú l ‘équipe de Gulliver nous font rencontrer leur contact local qui nous facilitera bien des choses au cours de notre séjour.

Nous arrivons aprés encore 20 mn de route de montagne dans le brouillard à notre hôtel « Golden Butterfly » qui surplombe la vallée de Mogok. Hôtel mythique de la région pour ses histoires et son propriétaire auteur de romans d’aventures …

Confort sommaire et nourriture telle que nous avons fait une cure d’omelette au piment et de riz blanc! Mais qu’importe, nous sommes à Mogok.
Si Mogok est le résultat d un phénomène géologique lié à la formation de l’Himalaya elle est devenue un carrefour des peuples birmans, indiens, népalais, bengali, Srilankais et chinois attires par les richesses de son sol et sous sol.

Toutes les étapes de la recherches des pierres sont dans cette vallée de Mogok.
L’extraction des pierres dans les mines, recherche dans les morceaux concasses du marbre, résidus ensuite tamisés

Pierres ensuite triées, les plus belles ont très certainement échappées à nos regards
Partout la vente s’organise, chez les particuliers, dans la rue et dans les marches.

Chaque habitant de Mogok a toujours dans sa poche un petit papier blanc plié de façon très spécifique et contenant des pierres brutes ou taillées, de plus ou moins belle qualité.
Beaucoup de spinelles , des saphirs, quelques petits rubis, parfois une belle aigue marine, un péridot, des grenats…
Il vaut mieux s’y connaître ou être avec des personnes de confiance car les vendeurs eux même confondent spinelle saphir et rubis…
Grâce à Gulliver, nous avons pu , guidés par leur contact local et escortés par la maréchaussée,visiter une mine de rubis.

Nous avons découvert les différentes étapes de l’extraction au tri des pierres.
Le village proche de la mine s’emploie à rechercher dans les rejets du marbre qui sert d’écrin au rubis, quelques morceaux ou éclats de cette pierre rouge afin de les vendre.

Les ventes s’organisent dans le cadre de marchés.
Il suffit de s’assoir à une table pour se retrouver très vite entourés d’innombrables vendeurs qui nous proposent des pierres de toutes sortes du vulgaire caillou à de jolies pierres taillées

Nos deux journées trop courtes nous ont néanmoins permis de faire tailler quelques unes de nos trouvailles auprés des tailleurs locaux.
Après une visite à la pagode qui surplombe cette ville dont il n’existe aucun plan,

nous repartons et découvrons la nouvelle route de montagne qui rejoint Maymio en 5h, route interdite depuis de nombreuses années.
Un voyage exceptionnel et magique

Merci à Thuzar, Hervé, ZarZar et toute l’équipe de GULLIVER de nous avoir permis ce voyage exceptionnel et tant rêvé.

Le rêve est devenu réalité par V. et P. FAUGERON

Nota Bene :
Pour information aux voyageurs, la région de Mogok est bien sur exceptionnelle à découvrir et que je me souvienne, la dernière personne pour qui je l’avais organisé était Christophe Ono-dit-Biot, expérience qu’il relate dans son roman « Birmane ».
Mais je reste à ce jour dubitatif pour y organiser des voyages de masse. Il est préférable de partir à 2, jusqu’à 6 personnes maximum, tout en sachant qu’il faut être très bien accompagné. Il existe une ancienne route et nouvelle route entre Mogok et Maymio . Nos amis ont utilisé la nouvelle, mais encore une fois nous le ferons qu’après de nombreuses vérifications auprès des autorités, pour des raisons de sécurité. Encore un voyage et extension a la carte et sur mesure en fonction des aléas du moment.

Herve Flejo | Gulliver Travels and Tours

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